A LIRE – ALAIN DUCASSE – MANGER EST UN ACTE CITOYEN

Dans le livre « Manger est un acte Citoyen » Alain Ducasse et Christian Regouby dénoncent les effets déjà désastreux sur notre planète et sur l’humanité d’une agriculture uniformisée, mondialisée et d’une consommation de masse endormie par la quête du prix le plus bas pour le seul profit de quelques lobbies et grands groupes industriels.

Chaque jour des espèces disparaissent, des sols épuisés deviennent infertiles. Au final le coût global d’une nourriture soi disant bon marché fabriqué par ce système est infiniment plus cher que celui d’une nourriture de qualité plus chère au premier abord.

Ce qui a permis d’accéder à l’abondance alimentaire dans la deuxième moitié du 20 ème siècle produit aujourd’hui des aberrations qui détruisent notre planète, altèrent de façon irrémédiable la santé du plus grand nombre et ne permettra pas à terme de nourrir les 10 milliards d’individus qui peupleront notre planète à la fin du 21 ème siècle.

Alain Ducasse et Christian Regouby prônent la promotion d’une gastronomie humaniste comme fer de lance du combat pour retrouver un rapport équilibré avec notre biosphère qui seule permettra de nourrir l’ensemble des habitants de notre planète d’ici la fin du siècle.

Cette gastronomie humaniste permettra en outre de créer ce lien de convivialité indispensable au développement harmonieux de notre humanité dans le respect des diversités et l’enrichissement mutuel.

Se nourrir dans notre société de consommation est devenu un acte politique quotidien. Seul cet acte citoyen permettra d’arrêter ces processus destructeurs et de développer une agriculture de qualité et de proximité dans le respect des équilibres naturels, des producteurs et des consommateurs tout en promouvant la diversité des saveurs. Ce livre est aussi un plaidoyer pour le développement de l’agriculture urbaine.

Bien plus qu’un livre sur la gastronomie c’est un appel à un changement profond de notre société dans le sens d’une société plus juste pour les hommes et plus respectueuse de notre cadre de vie c’est un livre éminemment politique, militant et engagé voire révolutionnaire.

Alain Ducasse et Christian Regouby terminent leur livre par un « Appel à une déclaration universelle de la gastronomie humaniste ».

« Manger est un acte citoyen » est publié aux éditions les liens qui libèrent.

NE GÂCHONS PAS CETTE CHANCE UNIQUE

La très grande majorité des Français ont démontré au travers de ses élections présidentielles 2017 qu’ils voulaient changer la société, que ce qui se répétait depuis 40 ans avait insidieusement conduit à une société à la fois bloquée et profondément injuste, qu’ils n’en voulaient plus, qu’il fallait que ça change.

Les tenants du statut-quo se sont suicidés prouvant que la fin du système précédent était inéluctable laissant le champ libre aux propositions les plus variées voire les plus extrêmes suscitées par l’immense colère de nos concitoyens.

Cela peu paraître naïf et d’un patriotisme suranné mais contrairement à d’autres nations qui se sont laissées tenter par des votes de colère nos concitoyens ont choisi à une très large majorité la seule voie qui a une chance de créer le changement attendu montrant ainsi  aux autres nations qu’il est encore possible de croire dans l’imagination positive et créative pour nous sortir de l’impasse et changer ce monde.

Ils ont refusé tout à la fois les choix extrêmes d’une utopie de gauche qui bien que proposant un avenir égalitaire nous aurait conduit au chaos économique et progressivement à la perte de nos libertés et ceux d’un extrémisme au relents xénophobes et racistes dont le projet économique nous aurait précipités dans la ruine et l’appauvrissement généralisé.

Certes la voie retenue n’est pas la plus « glamour » mais c’est la seule qui permettra grâce au travail de chacune et chacun de reconstruire une société d’espérance et donc de liberté. Le plus dur reste indubitablement à faire mais ce travail ne sera efficace que si la majorité d’entre nous renonce aux idées préconçues du passé et oeuvre chacun à sa place avec  tous ses talents dans l’intérêt général.

En procédant de la sorte je fais le pari que le résultat final ira infiniment plus loin que l’ambition aujourd’hui affichée par ceux qui y croient déjà.

Dans ce combat il n’y a aucune place pour les ego, les carrières et les petits calculs partisans …. l’enjeu est d’un autre niveau.

Ne gâchons pas cette chance unique par des oppositions aussi stériles qu’inefficaces !

EDGAR MORIN – IL FAUT DÉPASSER L’OPPOSITION STÉRILE ENTRE MONDIALISME ET NATIONALISME

Je vous propose de lire cet interview d’Edgar Morin à propos de la confrontation entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen publié le 28 avril 2017.

Je retiens notamment cet extrait :

« Macron devrait à mon sens mettre en question les cadres classiques dans lesquels il semble se situer naturellement : la subordination de la politique à l’économie, la réduction de l’économie à l’école néolibérale, l’excroissance du pouvoir de l’argent. »


Edgar Morin : « Cette élection est un saut dans l’inconnu »

Dans un entretien au « Monde », le sociologue estime qu’il faut dépasser l’opposition stérile entre mondialisme et nationalisme. (LE MONDE | 29.04.2017 à 06h43 • Mis à jour le 29.04.2017 à 13h57 | Propos recueillis par Nicolas Truong (/journaliste/nicolastruong/)

Sociologue de renommée internationale, penseur de la complexité et auteur d’ouvrages consacrés à l’élaboration d’une autre politique (Ma gauche, Bourin, 2010 ; La Voie : Pour l’avenir de l’humanité, Paris , Fayard, 2011), Edgar Morin analyse cette élection qui sera, quel que soit le résultat, un « saut dans l’inconnu ».

De quoi l’opposition entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen est-elle le signe ? Le remplacement du clivage droite-gauche par celui entre les conservateurs et les progressistes, les patriotes et les mondialistes ?

Macron et Le Pen ont tout d’abord en commun d’avoir brisé l’hégémonie des deux partis traditionnels de la vie politique française. Leur ascension occulte le clivage gauche-droite, devenu certes invisible en économie et en politique extérieure mais qui reste encore profond dans bien des esprits.

Leur opposition contraint à une alternative stérile entre mondialisation et démondialisation, Europe et nation, américanisation et souverainisme, alors qu’il faudrait promouvoir l’indépendance dans l’interdépendance, accepter la mondialisation dans tout ce qui est coopération et culture , tout en sauvant des territoires menacés de désertification par des démondialisations partielles ou provisoires.

Il s’agit de maintenir et de protéger la nation dans l’ouverture à l’Europe et au monde . Il faut dépasser l’alternative stérile entre mondialisme et nationalisme. Quant à l’opposition entre progressiste et conservateur, elle ignore que le progrès nécessite conservation (de la nature et de la culture), et que cette conservation nécessite progrès.

Assiste-t-on à la fin des grands partis classiques ou bien davantage à la mort des partis ?

Je crois que le Parti socialiste (PS) va se fragmenter , que son aile droite rejoindra le macronisme, mais je ne sais pas s’il deviendra un parti démocrate à l’américaine ou restera un mouvement, voire même se dissoudra devant les obstacles ou l’adversité. La droite des Républicains peut subsister divisée, mais la division peut aussi l’emporter.

Il y aura des tentatives de recomposition mais, faute d’une pensée pouvant susciter une armature intellectuelle, je pense que ce qu’on appelle improprement « la » gauche restera en pièces détachées.

Je crois beaucoup dans les vertus régénératrices au sein de la société civile, qui suscitent un bouillonnement d’associations, lesquelles – si elles se confédèrent – constitueront une force politique mais non un parti.

Une droite qui n’appelle pas clairement à voter Macron, une gauche mélenchoniste qui tergiverse… Pourquoi le front républicain est-il si effrité ? Et les républicains de gauche et de droite devraient-ils être davantage mobilisés ?

Le front républicain a pu se composer quand le Front national (FN) apparaissait comme une menace fasciste. Pour une partie des « insoumis », Macron symbolise le capitalisme et le pro-américanisme.

Plus largement, le nouveau visage du FN, son intégration dans le jeu politique, ont cessé de l’identifier au fascisme. Les sentiments anti-européens, anti-américains, antimondialistes se sont accrus dans différents secteurs de gauche et de droite et ils hypothèquent le grand ralliement à Macron. Il est possible qu’un double refus renforce fortement l’abstentionnisme. Concluons : l’antilepenisme n’est plus assez fort pour constituer un front républicain.

LA POLITIQUE DE MACRON A D’AUTANT PLUS BESOIN D’UNE PENSÉE SUR CE MONDE QU’ELLE SE VEUT D’OUVERTURE

Disons aussi que la bataille se livre à fronts renversés. Le FN ne se présente plus comme le parti de la droite authentique, mais comme le parti du peuple contre les élites parasitaires et égoïstes, et dont il fait de Macron le représentant hautement symbolique en le réduisant à son activité banquière.

On peut imaginer que cet argument puisse ramener à Marine Le Pen les 5 % à 6 % des voix que lui avait retirées Mélenchon, et qu’il déclenche l’abstention dans une partie des électeurs « insoumis ». On peut imaginer que le discours souverainiste anti-immigré amène à Marine Le Pen un certain nombre de suffrages d’ultradroite qui avaient bénéficié à Fillon. Bref, elle peut récupérer des voix dans le monde populaire qui votait à gauche comme dans le monde de droite. Et on ne sait pas encore s’il y aura un attentat qui favoriserait des votes lepénistes.

Marine le Pen se met désormais au-delà de la gauche et de la droite, tout en les englobant. Macron, lui, est parti de cet au-delà ; il l’a développé, et il a mené son combat au nom de la nation. Sa jeunesse et son dynamisme sont un atout maître : ils symbolisent le renouveau et la revitalisation, au-delà d’un système politique vermoulu. Alors que Marine Le Pen exalte une France qui se ferme contre ses ennemis, il exalte une France comme entité historique vivante et ouverte. C’est dans ce sens du gaullisme soft.

Quels sont les grands problèmes et les grands thèmes absents de cette campagne ?

Le premier grand absent est le monde qui nous enveloppe et nous emporte dans des conflits et des régressions qui s’aggravent. Les Etats-Unis et la Russie accroissent leur arsenal nucléaire. Trump et Kim ne sont pas Kennedy et Khrouchtchev, qui avaient évité le conflit nucléaire . L’organisation Etat islamique prépare des attentats partout, y compris chez nous.

Partout, deux barbaries se conjuguent, la vieille barbarie de la haine, du mépris, de la cruauté, et la barbarie glacée du calcul qui veut contrôler tout ce qui est humain.

Partout, y compris en Europe, la régression politique a fait naître des postdémocraties autoritaires, que le mot « populisme » qualifie très mal, et nous sommes nous-mêmes ici menacés en ce moment historique.

Les politiques sont somnambules comme l’ont été les politiques de 1933 à 1940. La France ne devrait-elle pas prendre des initiatives pour la paix ? Beaucoup attendent le retour d’une diplomatie française dans le monde telle que l’avait exprimée Dominique de Villepin dans son célèbre discours à l’ONU. La France ne devrait-elle pas chercher une nouvelle voie pour résister aux régressions qui nous envahissent ? Pour vraiment « barrer la route au FN », il faudrait prendre une autre route.

La politique de Macron a d’autant plus besoin d’une pensée sur ce monde qu’elle se veut d’ouverture ; la politique de fermeture sur soi de Marine Le Pen n’a pas besoin de penser le monde car pour elle l’extérieur est une menace (mondialisation, Europe, étranger, immigré) et la solution est la fermeture sur soi.

Les débats sont-ils à la hauteur de ces enjeux historiques et de cette dépression politique ?

Le mythe de l’Europe est faible. Le mythe de la mondialisation heureuse est à zéro. Le mythe euphorique du transhumanisme n’est présent que chez des technocrates.

Nous sommes dans un creux historique d’incertitudes et d’angoisses, qui provoquent les régressions de repli. Seule la conception d’une voie salutaire pourrait ressusciter une espérance qui ne soit pas illusion.

Macron devrait à mon sens mettre en question les cadres classiques dans lesquels il semble se situer naturellement : la subordination de la politique à l’économie, la réduction de l’économie à l’école néolibérale, l’excroissance du pouvoir de l’argent.

NOUS CONNAISSONS LA VOIE OÙ NOUS CONDUIT LE FN. C’EST CELLE DE LA POSTDÉMOCRATIE AUTORITAIRE, CELLE DE POUTINE, ORBAN, ERDOGAN, QUI PROGRESSE SUR LE CONTINENT

Une des causes profondes du mal contemporain est l’hégémonie de la finance et des lobbies économiques non seulement sur la société, mais aussi sur la politique.

Une nouvelle voie économique est possible qui ferait reculer progressivement l’omnipotence du profit, du calcul, de la standardisation, et nous conduirait vers un mieux-être : la menace écologique a ouvert la perspective de la généralisation des énergies propres, de la dépollution des villes (développement des voitures électriques, piétonisation, parkings aux portes de villes ), de la dépollution de notre consommation alimentaire par la régression de l’agriculture et de l’élevage industrialisés et le redéploiement des exploitations fermières et agroécologiques.

Le développement de la conscience des consommateurs urbains, qui a commencé, favoriserait l’alimentation saine et savoureuse. Du coup, les progrès de la santé dans toute la nation susciteraient d’énormes économies budgétaires.

En même temps, l’Etat devrait favoriser l’économie sociale et solidaire, l’entreprise citoyenne, l’économie collaboratrice (qui s’ébauche dans les Blablacar, les AMAP, etc.), l’économie circulaire, l’artisanat. Il devrait favoriser la production du durable et faire régresser celle du jetable. Il devrait favoriser la compétitivité qui s’obtient par la débureaucratisation et l’humanisation au sein de l’entreprise, plutôt que par les contraintes qui conduisent aux burn-out.

Enfin, l’union des Français à laquelle aspire Macron nécessite la prise de conscience de la réalité multiculturelle de notre nation, composée d’abord de cultures provinciales issues de peuples hétérogènes au départ, ensuite de cultures d’origine immigrée se symbiotisant dans la grande culture nationale. Il faudrait inscrire dans la Constitution « la France est une République une et multiculturelle ».

Vous avez été résistant et avez lutté contre l’occupant allemand. Né du groupuscule néofasciste Ordre nouveau, en 1972, le Front national obtient aujourd’hui près de 8 millions de voix. Que vous inspire cette ascension ?

Nous connaissons la voie où nous conduit le FN. C’est celle de la postdémocratie autoritaire, celle de Poutine, Orban, Erdogan, qui progresse sur le continent. Et Macron n’a pas, au moment où je vous parle, proposé une nouvelle voie économique, sociale, politique.

Cela n’est pas impossible qu’un néo-Macron apparaisse s’il est président : Juan Carlos, couvé par Franco pour régner en franquiste a au contraire, sitôt acquis le pouvoir, réalisé la démocratie. Gorbatchev, pur produit du stalinisme, est devenu le destructeur du système dont il est issu. Que serait Macron président ?

Nous allons assister , en tant que spectateurs-acteurs, à un match décisif dans le débat télévisé. Macron est gracile, Marine Le Pen est massive. Aura-t-il l’agilité des poids plumes capables de cribler de coups leur adversaire ? L’assommera-t-elle de coups grossiers mais puissants ?

Ses innombrables ralliements demeureront la force de Macron s’il y introduit de la convergence, mais sa faiblesse, s’il subit l’hétéroclite. La force de Marine Le Pen est d’allier l’extrême nationalisme de droite en progrès à un populisme social qui attire une partie déjà importante des classes travailleuses.

Mais bien que diminué, le peuple républicain dispose encore de forces de résistance. Macron bénéficie d’un élan propre pour le renouveau et d’un fort antilepenisme. Mais il a éveillé un antimacronisme de gauche et un antimacronisme de droite qui iront vers l’abstention ou vers Marine Le Pen. Cela dit, il y aura encore des aléas et des surprises.

Les forces profondes de régénération qui travaillent le pays, en même temps que le travaillent les angoisses, les peurs et les colères (qui favorisent Le Pen), sauront-elles se décanter et trouver un chemin en Macron ?

Le dynamisme de la marche risque d’être stérile si on ne sait pas quel espoir se trouve dans l’« en avant ». De toute façon, nous sommes dans l’aventure, cette élection est un saut dans l’inconnu. D’un côté, le déjà-connu, de l’autre, l’incertain. Il faut savoir que tout vote sera un pari risqué. L’abstention est elle-même un pari. Cette conscience doit nous donner vigilance et éviter bien des illusions et des déceptions.

LES 3 PRIORITÉS DE MACRON

Tout d’abord restons lucides , Certes Emmanuel Macron a fait une très bonne campagne et bravo à tous ses militants !!, mais sans l’entêtement de François Fillon à rester le candidat des Républicains ce n’aurait pas été la même chose,

Ne nous réjouissons pas non plus de la présence du Front National au deuxième tour de la Présidentielle,

Emmanuel Macron a maintenant 3 priorités :

  1. Gagner le 2 ème tour en RASSEMBLANT le plus de Français possible autour de son programme en ne faisant aucune concession qui le dénature et décevrait tous les nouveaux militants qui croient en sa véritable capacité de changement de la société Française,
  2. Ensuite gagner les législatives AVEC UNE ET UNE SEULE MAJORITÉ NOUVELLE qui lui permette d’engager les véritables réformes sans concession,
  3. METTRE EN OEUVRE LES RÉFORMES PROMISES et si besoin aller plus loin pour ne pas décevoir le peuple de France, L’ÉCHEC DE MACRON DANS L’ACTION C’EST LA CERTITUDE DE LA VICTOIRE DES POPULISMES DANS 5 ANS voire avant,

 

POURQUOI PLUS DE 50 % DES FRANÇAIS REJETTENT LE CAPITALISME SOCIAL À LA FRANÇAISE ?

Plus de 50% des Français ont l’intention de voter à la présidentielle 2017 pour des candidats qui rejettent complètement le modèle économique et social proposé par les deux familles politiques qui ont gouverné la France depuis les années 60.

D’un coté les partisans de Marine Le Pen rejettent tout ce qui semble être cause de leur mal être l’Europe, l’Euro, les migrants, l’islamisme intégriste et prônent un repli sur soi et sur nos soi-disant valeurs françaises traditionnelles cachant en fait des valeurs de xénophobie et souvent de racisme. Le bouc émissaire c’est ici l’Europe, les autres , les étrangers surtout si ils sont de culture très différente. la solution c’est restons entre nous.

De l’autre les supporters de Mélenchon et Hamon prônent en commun la fin du capitalisme libéral, de l’entreprise comme source de richesse à la fois économique et humaine et le passage à une société « post capitaliste » ou il suffit de prendre aux riches pour donner à chacun l’aisance matérielle et lui permettre de profiter des joies d’une existence bâtie sur la seule satisfaction des plaisirs individuels bref le paradis. Le bouc émissaire c’est ici le capitaliste, le patron, la solution c’est d’abord on « nationalise » les richesses du capitaliste et on distribue la manne ainsi acquise soit dans un cas (les partisans de Hamon) pour compenser la disparition des revenus du travail et dans l’autre (les partisans de Mélenchon) mieux répartir les richesses générées sans se rendre compte que ce faisant on commence à entamer la liberté individuelle.

Dans les deux cas ceci démontre l’échec du capitalisme social à la Française qui n’est plus majoritaire dans notre pays puisque plus de 50 % des français le rejette. Ce qui a échoué c’est quoi ? le Capitalisme ? la redistribution à la Française ? les deux ?

Sans doute les 3 à la fois ? ceux qui refusent les choix extrêmes et croient qu’il est possible d’éviter les politiques du pire d’extrême droite ou d’extrême gauche sont répartis en 2 camps. Ceux qui pensent qu’il suffit de libérer le capitalisme des entraves du modèle social Français (les partisans de Fillon) pour recréer les richesses qui grâce à la main invisible d’Adam Smith redonneront du pouvoir d’achat à l’ensemble de nos concitoyens et ceux qui pensent (les partisans de Macron) que certes il faut recréer les conditions du développement économique mais qu’il est nécessaire d’accompagner ces mesures par un accompagnement social fort afin de permettre à tous de profiter des richesses ainsi créées. Au passage ces derniers pensent que cela ne pourra être mis en oeuvre qu’à la condition d’un changement profond des modes de fonctionnement de nos façons de faire dans les champs politique, économique et social.

LES COMPORTEMENTS DES GRANDS PATRONS ENCOURAGENT AU VOTE POPULISTE

Vivendi vient de proposer d’augmenter de 33 % à 41 % le salaire fixe de ses cadres dirigeants alors que l’entreprise a eu en 2016 des résultats très décevants avec une baisse du résultat opérationnel de 19 % !.

Comme il n’est pas question d’accepter une baisse des parts variables de ses dirigeants Vivendi a aussitôt décidé d’augmenter la part fixe de leur revenu dans les proposions indiquées ci-dessus, de ce fait ces dirigeants vont toucher entre 2,6 millions d’Euros et 3,7 millions d’Euros en un an.

Il parait que c’est peu de choses par rapport à ce qui se fait outre-atlantique, et bien ils n’ont qu’a partir outre-atlantique ces dirigeants exceptionnels !!

Dans le même temps ces mêmes dirigeants ont fait subir une cure d’austérité aux salariés de Canal-plus donc ce qui est nécessaire pour les salariés ne l’est pas pour les dirigeants CQFD ….

A coté de telles pratiques les petites combines de François Fillon relèvent de travail d’amateur !

Tout le détail de ces pratiques peu glorieuses dans l’article de libération ci-après,

Après on va s’étonner du vote populiste …..

 

EN FEVRIER 2017 LA PRÉCARITÉ DES EMPLOIS AUGMENTE

Comme le montrent ces courbes publiées en mars 2017 par Pôle Emploi le nombre de chômeurs de catégories A,B,C augmente alors que ceux de catégorie A diminue légèrement ce qui signifie que le nombre d’emplois précaires augmente.

Il augmente exactement de 30 000 en un mois entre janvier 2017 et février 2017.

 

DEPUIS 5 ANS LE NOMBRE D’INSCRITS À PÔLE EMPLOI POUR CAUSE DE LICENCIEMENT A AUGMENTÉ

Ce rapport de Pôle Emploi montre que depuis 2011 le nombre d’inscrits à Pôle Emploi pour cause de licenciement a augmenté et ce quelque soit la cause des licenciements (licenciement économique ou autre cause de licenciement).

En effet le nombre d’inscriptions a Pôle Emploi pour motif de licenciements est plus fort en 20012,2013,2014,2015 et 2016 qu’il ne l’était en 2011.

 

UN TÉMOIGNAGE PLEIN DE BON SENS

L’autre jour sur le marché de ma commune une commerçante avec qui j’échangeai ne comprenait pas pourquoi alors que la France va si mal les femmes et hommes politiques ne pouvaient pas travailler ensemble pour redresser la situation indépendamment de leurs étiquettes politiques.

C’est peut-être un peu naïf mais terriblement vrai !

Sans parler des extrêmes qui cultivent les rancoeurs et promettent des illusions, certains nous proposent des recettes libérales qui fustigent la moitié des Français et qui ne vont absolument pas résoudre le mal principal de notre société c’est à dire le chômage de masse et la disparition de l’égalité des chances, d’autres à contrario vantent les vertus de la solidarité mais sans proposer les actions qui permettraient de recréer des emplois tout en prenant surtout le risque de détruire une grande partie de ceux existants.

Alors qu’avec un programme FORT il est possible de redonner de l’espoir y compris redonner du rêve, relancer la machine économique pour créer des emplois tout en protégeant les plus faibles.

Pour rendre cela possible il suffit sans doute simplement de changer « les vieux logiciels » et d’avancer et oser sans idée préconçue !

Pourquoi cela ne serait-il pas possible ?